
J’ai connu Acilia, une fille des Pouilles avec des yeux glacés – grâce au projet qu’elle a développé avec Sandra Salerno: les deux femmes ont en fait unit leur respectives connaissances pour créer des combinaisons de plats salés et thé, à présenter dans des combinaisons sublimes d’odeurs et saveurs.
Et voilà que sont nés les premiers plats de riz à la lavande avec infusion de fenouil et Li Shan Tea, perche de mer en infusion avec Ye Sheng et maquereau fumé avec des graines de moutarde et Anji Bai green tea.
En Italie n’existe pratiquement pas ni une culture ni une vraie habitude au thé, et ca se voit non seulement de nos cuisines (où une bonne sélection de feuilles ferait bonne impression), mais aussi de la présence insuffisante dans nos villes de salles de thé ou de dégustations à des événements dédiés: «J’ai commencé depuis peu à recevoir des invitations sur le territoire national» me dit Acilia, qui est arrivé à faire de sa passion un art et une activité. Pendant qu’elle étudiait la communication à l’Université de Pérouse, elle est prise de l’enthousiasme d’une amie des cours qui la fait entrer en contact avec ce monde magique.
Elle commença à écrire son blog, et depuis le thé ne la laissa plus s’en aller.
Son rêve a toujours été celui de travailler dans le monde des maisons d’édition mais, vu la précarité dans le secteur, elle décida de se dédier à ce qu’elle savait mieux faire: aimer les feuilles de thé, les raconter. Elle arriva ainsi à se construire une vie professionnelle à travers le thé.
En partant de son blog, qui fait voir tout le soin et la passion qu’elle met dans son travail, Acilia a démarré une petite activité d’e-commerce : elle importe des feuilles des producteurs et les propose à sa clientèle, en racontant les genèses et les histoires, en n’offrant non seulement des émotions sensorielles, mais culture et connaissances.
Quand je lui demande quelles sont les fragrances qu’elle préfère, elle me répond sans grandes hésitations:
«Personnellement je donne beaucoup d’importance au pouvoir évocatoire qu’a un thé, et donc aux moments auxquels il reconduit ma mémoire. Sûrement sur le podium je mets le Tai Ping Hou Kui, un thé chinois que j’ai goûté dans différents endroits dans le monde. Il s’élargit sous le palais lentement de façon sensuelle. Ca me donne envie de Bossanova, comme ces instincts inexplicables: le Long Jing, qui est un autre thé vert que je buvais pendant l’année que j’ai vécu seule à Milan, une année pas facile, quand j’ai découvert ce thé de compagnie: et ensuite le thé blanc Yin Zhen parfumé au jasmin que j’identifie au sourire: il en provoque un à chaque gorgée».
Ensuite je lui demande de nous conseiller des thés à utiliser dans des moments particuliers: “Pour un dîner ou un rendez-vous romantique je proposerais le Genmaicha, un thé japonais travaillé avec le riz toasté: tout ce qu’on n’attendrait pas d’une tasse de thé, a un arôme surprenant, et c’est ca que j’aimerais faire à un rendez-vous romantique: surprendre.
Pour oublier une mauvaise journée le Yin Zhen, un thé blanc chinois avec un arrière-goût de miel qui a un effet calmant et fortifiant, et ca a encore plus d’effet si accompagné d’un bain chaud. Ca lave les pensées, je le trouve presque cathartique.
Pour célébrer une victoire ou un grand moment, je suggère le Gyokuro Temomi, une feuille laquelle récolte et travail sont confiés aux mains, précieuse, qui va tenue pour les occasions spéciales».
Le laboratoire où Acilia travaille, empaquette, envoie, sens, goûte, est un angle suggestif des Pouilles, qui semble une poésie. L’activité est très jeunes, née il y a seulement deux ans, mais lui permets de vivre en faisant ce qu’elle aime: «J’ai un rapport très intense avec ma clientèle –m’explique-elle – et souvent je connais les détails particuliers de leurs vie. Je réponds personnellement aux emails, je donne des conseils sur des mélanges, et dans certains cas je deviens l’intermédiaire de belles histoires. Je sais aussi que si mon activité devrait grandir et se répandre, comme je l’espère, je ne renoncerais jamais à cet aspect, un des peu réellement et totalement gratifiants.»
La dégustation des thés est prestigieuse, noble et riche comme celle des vins, et honnêtement – au-delà de savourer les plaisir des sens que certains saveurs savent donner – je me réjouis d’apprendre les empreintes aromatiques, les secrets et les narrations que j’ai apprécié tellement sur le blog d’Acilia.
il potere evocativo del thè…molto poetica oggi Maggie!
…. che senza la poesia siamo poca cosa…
ooooohhhh ecco cosa mi mancava! Grazie Maggie! Mi butto a capofitto nell’e-shop.





